À 65 ans, un cadre québécois retraité avec 1,2 M$ de REER, 200 k$ de CELI, et 600 k$ de non-enregistré a trois robinets à ouvrir — dans un certain ordre. La majorité des retraités, et beaucoup de planificateurs, suivent l'instinct : on garde le CELI pour la fin, on vide le non-enregistré d'abord, on touche le REER quand on est obligé à 71 ans.
C'est presque toujours la mauvaise séquence. Voici pourquoi : le REER continue à croître à l'abri de l'impôt, mais à 71 ans la conversion forcée en FERR impose un retrait minimum croissant qui peut faire dépasser le seuil de récupération de la PSV ou pousser vers une tranche supérieure. Mieux vaut décaisser le REER lentement entre 60 et 71 ans, en restant dans des tranches modérées.
La séquence optimale typique : commencer par retirer du REER suffisamment pour remplir la tranche à 30-32 % combiné, compléter le revenu nécessaire avec du non-enregistré (où les gains en capital sont imposés à 50 % d'inclusion), et préserver le CELI pour les années où un imprévu pousse les besoins de revenu — ou pour la succession.
Sur 25 ans, la différence entre la « bonne » et la « mauvaise » séquence pour ce profil est de 150 k$ à 250 k$ d'impôt. C'est probablement la décision la plus rentable que nous prenons avec un client en planification de retraite.