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Stratégies fiscales

REER ou CELI : ce que le cadre québécois à 250 k$ doit savoir

À 53 % marginal aujourd'hui, à 38 % en retraite, le REER reste presque toujours gagnant. Voici quand le CELI prend le dessus malgré tout.

22 mars 2026 · 7 min de lecture

La règle de base est connue : si votre tranche marginale aujourd'hui est plus élevée qu'à la retraite, le REER gagne. Sinon, le CELI. Pour un cadre québécois gagnant 250 k$, la tranche marginale est de 53,3 %. À la retraite, avec un revenu de pension typique de 120 k$, on tombe à 38 %. Différence : 15 points. Le REER est presque toujours plus efficace.

Mais il y a des exceptions importantes. Si votre rente de retraite vous fait dépasser le seuil de récupération de la PSV (94 600 $ en 2026), chaque dollar de REER décaissé ajoute aussi de la PSV récupérée — taux marginal effectif de 53 %+ une fois rendu là. Dans ce cas, le CELI redevient compétitif.

Autre exception : si vous prévoyez une succession importante. Le REER au décès est imposé au taux marginal complet — souvent 53 % au Québec. Le CELI est transmis sans impôt. Pour les patrimoines au-delà de 3 M$ avec enfants adultes, le mix CELI / non-enregistré devient plus pertinent.

Notre recommandation par défaut pour un cadre 50+ avec patrimoine 1-3 M$ : maximiser le CELI chaque année (7 000 $ pour 2026), puis tout l'espace REER au-delà. Pour les patrimoines plus élevés ou succession significative, on inverse l'équation.